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A person observing an astronomical event occurring between May and June

Événements astronomiques de mai et juin 2026 : le calendrier pour les observateurs canadiens

Le printemps marque chaque année le début de la grande saison d'observation au Québec. Entre les nuits qui se réchauffent et un ciel de plus en plus généreux, mai et juin 2026 s'annoncent particulièrement riches en événements célestes à ne pas manquer. Découvrez les principaux événements astronomiques avec nos experts et préparez votre télescope pour observer les étoiles et observer les planètes !

L'essentiel à retenir:

  • 6 mai : pic des Êta Aquarides, la pluie de météores issue de la comète de Halley

  • 31 mai : Lune Bleue (deuxième pleine lune du mois de mai)

  • 14 mai - 7 juin : Les Ariétides diurnes

  • 9 juin : grande conjonction Vénus-Jupiter dans les Gémeaux

  • 15 juin : la Nouvelle Lune

  • 17 juin : occultation diurne de Vénus par la Lune (événement rare visible depuis le Canada)

  • 21 juin : solstice d'été, premier jour de l'été astronomique

  • 22 juin : pic des Bootides de juin, pluie de météores imprévisible

 

Les grands événements astronomiques de mai 2026

Mai est un mois de transition : les nuits encore assez longues permettent des sessions d'observation complètes, avant que le solstice de juin ne les raccourcisse drastiquement. C'est aussi le moment idéal pour pointer son télescope vers les amas globulaires et les galaxies printanières avant qu'elles ne disparaissent vers l'horizon ouest.

 

1. Êta Aquarides : la pluie de météores de la comète de Halley (pic le 6 mai)

Les Êta Aquarides atteindront leur maximum le 6 mai 2026, malheureusement seulement cinq jours après la Pleine Lune. La lumière lunaire compromettra l'observation des météores les plus faibles, mais les plus brillantes resteront visibles.

Par nuit claire et sombre, les Êta Aquarides peuvent produire jusqu'à 50 météores par heure depuis les latitudes australes de l’hémisphère sud. Au nord de l'équateur, on peut voir 10 à 30 étoiles filantes par heure. Depuis Montréal ou Québec, attendez-vous donc à une dizaine de filantes par heure en conditions favorables.

D'où viennent les Êta Aquarides ?

Cette pluie est produite par les débris de la comète de Halley, qui repasse près du Soleil tous les 75-76 ans. Chaque mois de mai, la Terre traverse son sillage de poussières cosmiques, projetées dans l'atmosphère à environ 65 km/s. La même comète est également responsable des Orionides en octobre.

Conseils d'observation 

Sortez avant le lever du soleil, entre 2h et 5h du matin, juste avant l'aube, quand le radiant dans le Verseau est le plus haut dans le ciel. Éloignez-vous de la pollution lumineuse (parcs régionaux des Laurentides, campagne,...). Bloquez la Lune derrière un bâtiment ou une colline pour préserver votre vision nocturne. Aucun équipement nécessaire :  allongez-vous et regardez à l'œil nu à la fin de la nuit.

Matériel recommandé 

Pour photographier les traînées des météores, le ZWO Seestar S50 permet l'empilement d'images en temps réel et capture les météores les plus lumineuses sur fond de Voie lactée.

 

2. La Nouvelle Lune du 16 mai : première fenêtre idéale pour le ciel profond

La Nouvelle Lune de mai 2026 aura lieu le samedi 16 mai à 22h03. La Lune étant absente du ciel nocturne pendant quelques nuits autour de cette date, c'est la meilleure opportunité de mai pour observer les objets faiblement lumineux, sans la concurrence de la lumière lunaire.

Mai place dans le ciel les premières grandes cibles de la saison estivale : les galaxies de la Vierge et de la Chevelure de Bérénice sont encore bien placées au sud, tandis que les amas globulaires d'Hercule commencent à monter à l'est en milieu de nuit. Une nuit sans Lune à la mi-mai vous offre la combinaison idéale entre des objets printaniers encore accessibles et les premières cibles d'été qui pointent à l'horizon.

Quels objets observer lors de la Nouvelle Lune de mai ?

C'est le moment parfait pour cibler les galaxies du Groupe de la Vierge (M87, M84, M86), l'amas globulaire M3 dans les Chiens de chasse, l'un des plus beaux du ciel printanier, ou encore la galaxie du Sombrero M104, remarquable pour son anneau de poussière caractéristique. Des cibles exigeantes qui nécessitent absolument un ciel sans Lune pour révéler tous leurs détails.

 

3. La Lune Bleue du 31 mai

La deuxième Pleine Lune de mai 2026, appelée Lune Bleue, aura lieu le 31 mai. Contrairement à ce que son nom laisse croire, elle n'est pas bleue : il s'agit simplement de la deuxième pleine lune survenant dans un même mois civil, un phénomène purement calendaire qui se produit environ tous les 2,5 ans.

La Lune Bleue est-elle vraiment bleue ?

Non. L'expression désigne uniquement la deuxième pleine lune d'un même mois civil. En 2026, elle coïncide avec l'apogée lunaire : cette Pleine Lune se produira près de l'apogée lunaire, ce qui en fera la plus petite Microlune de l'année. Elle apparaîtra donc légèrement plus petite et moins lumineuse qu'une pleine lune ordinaire. C’est une curiosité parfaite à documenter en astrophotographie.

 

4. Les Ariétides diurnes : la pluie "secrète" de mai-juin

Peu connue du grand public, cette pluie de météores est pourtant la plus forte pluie de météores diurne de l'année. Son activité commence le 14 mai et atteint son maximum le 7 juin. Puisque son radiant se situe près du Soleil, la plupart des météores tombent en plein jour et restent invisibles à l'œil nu. Cependant, quelques-unes d’entre elles particulièrement brillantes peuvent être aperçues dans l'heure précédant l'aube, rasant l'horizon est.

Peut-on vraiment observer une pluie de météores en plein jour ?

Pas directement, mais les Ariétides font exception. En effet, les plus lumineuses peuvent traverser le ciel à l'aube, quand le radiant dans la constellation du Bélier n'est pas encore trop près du Soleil. Restez à l'affût dans les 30 à 45 minutes précédant le lever du soleil, les yeux tournés vers l'est.

 

Les grands événements astronomiques de juin 2026

Juin est le mois du solstice d'été et de ses nuits courtes. La véritable obscurité astronomique ne dure que 4 à 5 heures à Montréal autour du solstice. Cette contrainte est largement compensée par deux événements de premier plan : une grande conjonction planétaire et une occultation rare de Vénus visible depuis le Canada.

 

1. Grande conjonction Vénus-Jupiter dans les Gémeaux (9 juin)

Le 9 juin, Vénus et Jupiter, les deux planètes les plus brillantes du ciel, apparaîtront très proches l'une de l'autre, à seulement 1°30′ dans la constellation des Gémeaux. Vénus brillera à la magnitude -4,0, tandis que Jupiter atteindra la magnitude -1,9. 

Ce rapprochement est visible à l'œil nu, dès la tombée du jour vers l'ouest-nord-ouest. Pointez votre télescope sur les deux planètes avec un oculaire grand champ (25mm ou plus). Vous pourrez ainsi apercevoir les bandes atmosphériques de Jupiter et ses lunes galiléennes à quelques degrés à peine de Vénus, le tout dans le même champ.

Comment photographier la conjonction Vénus-Jupiter du 9 juin ?

Utilisez un trépied stable avec un reflex ou un hybride, une focale entre 50 et 200mm, et une pose de 2 à 8 secondes à ISO 800. Avec un télescope sur monture motorisée comme la ZWO AM5N, vous pouvez allonger les temps de pose et capturer les deux planètes avec leurs détails dans le même champ.

Matériel recommandé 

La monture ZWO AM3N associée à un réfracteur apochromatique comme l'Askar 71F offre un champ idéal pour immortaliser cette conjonction en une seule image.

 

2. La Nouvelle Lune du 15 juin : la meilleure fenêtre pour le ciel profond

La Nouvelle Lune de juin aura lieu le 15 juin à 02:54 GMT, soit dans la nuit du 14 au 15 juin pour les observateurs québécois. Lorsque la Lune est nouvelle, elle se lève et se couche avec le Soleil : le ciel nocturne est alors totalement dépourvu de lumière lunaire, offrant les meilleures conditions de l'année pour observer les objets les plus discrets.

Juin est un mois particulièrement favorable pour admirer la Voie lactée, dont le centre lumineux et riche en étoiles est bien placé dans le ciel. Profitez de cette fenêtre de quelques nuits autour du 15 juin pour pointer votre instrument vers les nébuleuses, amas globulaires et galaxies du ciel d'été, des cibles qui restent invisibles dès que la Lune est présente.

Quels objets observer lors de la Nouvelle Lune de juin ?

Juin place dans le ciel les plus beaux trésors du ciel d'été : l'amas globulaire M13 dans Hercule (le plus beau de l'hémisphère nord), la nébuleuse de l'Anneau M57 dans la Lyre, et la nébuleuse de l'Aigle M16 dans le Serpent, rendue célèbre par les "Piliers de la Création" photographiés par Hubble. Autant de cibles parfaites pour une nuit sans Lune.

Matériel recommandé 

Une caméra CMOS couleur comme la Player One Neptune-C couplée à un télescope Newton ou réfracteur APO vous permettra de capturer les couleurs subtiles de ces nébuleuses en quelques dizaines de minutes seulement.

 

3. Occultation diurne de Vénus par la Lune (17 juin) : événement rare visible depuis le Canada

Le 17 juin, la Lune passera devant Vénus en plein jour, ce sera un spectacle rare et spectaculaire. L'événement sera entièrement visible depuis la majeure partie des États-Unis continentaux, ainsi que depuis certaines régions du Canada. 

La Lune éclairée à 11 % masquera Vénus (magnitude -4,0) pour les observateurs du Canada et de certains pays d’Amérique du sud. L'occultation aura lieu en plein jour, mais elle pourra néanmoins être observée, car les deux objets sont suffisamment lumineux. 

Comment observer l'occultation de Vénus depuis Montréal ?

Utilisez une application comme Stellarium ou Sky Tonight pour connaître l'heure précise depuis votre position. Localisez d'abord le fin croissant lunaire dans le ciel bleu, puis suivez la disparition de Vénus derrière la Lune et sa réapparition de l'autre côté. Un télescope ou des jumelles stables sur trépied sont indispensables.

Important : Lors de toute observation diurne avec un instrument optique, restez à distance sécuritaire du Soleil. Ne pointez jamais votre télescope vers le Soleil sans filtre homologué.

Matériel recommandé  

Un Maksutov-Cassegrain avec filtre solaire homologué est idéal pour l'observation en plein jour en toute sécurité.

 

4. Solstice d'été : le 21 juin 2026

Le 21 juin 2026, l'été commencera dans l'hémisphère nord. C'est le jour le plus long de l'année au Québec et le début officiel de l'été astronomique. Pour les astronomes montréalais, la véritable nuit ne dure que quelques heures, entre environ 23h30 et 3h du matin.

Ce défi du solstice est aussi une occasion unique car les crépuscules prolongés offrent un ciel encore coloré en arrière-plan. C’est idéal pour photographier la Lune ou les planètes avec une ambiance lumineuse que les nuits d'hiver ne permettent pas.

 

5. Bootides de juin : la pluie imprévisible (22 juin)

Les Bootides de juin proviennent de la comète périodique 7P/Pons-Winnecke. Cette pluie de météores est imprévisible. Elle a montré une activité inhabituelle en 1998 (50 à 100 météores par heure) et en 2004 (20 à 50 météores par heure). 

En 2026, les Bootides de juin devraient atteindre leur maximum le 22 juin vers 01:00 GMT, et aucun sursaut d'activité n'est prévu. Comptez quelques météores brillants et lents par heure, une observation discrète mais agréable dans les courtes nuits estivales.

Les Bootides peuvent-elles vraiment surprendre ?

Oui, et c'est précisément ce qui les rend fascinantes. Les sursauts de 1998 et 2004 étaient totalement inattendus. Gardez un œil sur les bulletins de l'IMO (International Meteor Organization) dans les jours précédant le pic. Si un sursaut est détecté, les conditions au Québec permettraient d'en profiter facilement depuis votre jardin.

 

Tableau récapitulatif : agenda astronomique de mai et juin 2026

Date

Événement

Visibilité depuis le Québec

Matériel conseillé

6 mai

Êta Aquarides (pic)

Bonne – ~10/h avant l'aube

Aucun (œil nu)

16 mai

Nouvelle Lune

Idéal pour le cile profond

Télescope, caméra CMOS

31 mai

Lune Bleue / Microlune

Excellente

Téléobjectif, lunette

7 juin

Ariétides diurnes (max)

Difficile – quelques météores à l'aube

Aucun (œil nu)

9 juin

Conjonction Vénus-Jupiter

Excellente – visible à l'œil nu

Jumelles, télescope grand champ

15 juin

Nouvelle Lune

Idéale pour le ciel profond

Télescope, caméra CMOS

17 juin

Occultation diurne de Vénus

Bonne – selon la région

Télescope + filtre solaire

21 juin

Solstice d'été

Phénomène calendaire

Aucun

22 juin

Bootides de juin (pic)

Correcte – quelques météores

Aucun (œil nu)



 

Questions fréquentes sur l'astronomie au printemps et en été au Canada

1. Les nuits sont-elles trop courtes en juin pour observer le ciel au Québec ?

C'est le principal défi de la saison, mais pas une raison d'abandonner. La conjonction Vénus-Jupiter (9 juin) s'observe en soirée dès le crépuscule, et l'occultation de Vénus (17 juin) se déroule en journée. La Nouvelle Lune du 15 juin offre par ailleurs une fenêtre de quelques heures en pleine nuit, suffisante pour cibler des nébuleuses et amas d'étoiles avec un télescope intelligent comme le Seestar S30 Pro, capable de produire des images remarquables en quelques minutes seulement.

2. Ai-je besoin d'un télescope pour profiter des événements de mai-juin ?

Pas nécessairement. Les pluies de météores et les conjonctions planétaires brillantes s'admirent à l'œil nu. En revanche, pour l'occultation de Vénus ou les détails de la Lune Bleue, un télescope ou des jumelles enrichissent considérablement l'expérience. Les télescopes intelligents comme le ZWO Seestar S30 Pro ou le DwarfLab DWARF III permettent aux débutants d'obtenir de belles images sans courbe d'apprentissage.

3. Où observer le ciel la nuit au Québec pour éviter la pollution lumineuse ?

Les sites les plus appréciés des astronomes amateurs québécois sont le Parc national du Mont-Mégantic (Réserve internationale de ciel étoilé), la région des Laurentides au nord de Montréal, et la Mauricie. En vous éloignant d'au moins 50 km des centres urbains, la différence est spectaculaire.

4. Quelle application utiliser pour suivre les événements astronomiques en temps réel ?

Stellarium (gratuite, très complète) et Sky Tonight sont les références pour localiser planètes, constellations et événements depuis votre position GPS. Pour les alertes sur les pluies de météores, le calendrier de l'IMO (International Meteor Organization) fait autorité.

5. Quels sont les meilleurs mois pour l'astronomie au Canada ?

Les mois les plus populaires sont août (Perséides), décembre (Géminides) et janvier (nuits longues, planètes souvent en opposition). Mai et juin sont excellents pour les planètes brillantes et les premières nuits douces, avant la grande saison qui culmine avec les Perséides à la mi-août.

 

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